| A chaque instant,
le regard du randonneur discret et attentif est happé par un
nouveau spectacle. C'est au détour d'une paroi l'envol d'une compagnie de lagopèdes, C'est au bout du sentier, la fuite d'un chamois, C'est par delà les cimes, l'arabesque de l'aigle. La faune alpine est présente au grand complet
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| On rencontre aussi de nombreux
oiseaux : du troglodyte au gypaète barbu ; passereaux, pics,
grands et petits rapaces sont au rendez-vous ! C'est aussi l'enchantement végétal, alchimie de couleurs et d'odeurs. Les pelouses d'altitude, pigmentées de pétales, se redessinent sans cesse au gré des vents. Sous l'entrelac de branchages qui fragmentent la lumière, les arômes forestiers (écorces, champignons) se faufilent entre arbres et fleurs. Les plus gourmands sauront bien trouver les fraises des bois et autres framboises cachées dans le sous-bois ! Et même le pierrier, monde minéral mouvant, est ponctué de bouquets qui se jouent de son aridité. Notre itinéraire traverse le royaume préservé des animaux sauvages, égayé en début d'été de la palette multicolore de milliers de fleurs : un fabuleux espace de découvertes, une féerie naturelle entre ciel et terre. Ainsi, au fil du parcours, les espèces méditerranéennes (chênes, thym, lavande) sont remplacées par des essences alpines (mélèze, hêtre, sapins) auxquelles succèdent les représentants de l'étage nival (saule herbacé, edelweiss, soldanelles...), offrant la diversité d'un voyage fictif de la Provence à l'Arctique. |
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